« Pour que la gestion des barrages hydrauliques reste dans le domaine public » / AP du 24 juin 2016

« Pour que la gestion des barrages hydrauliques reste dans le domaine public » / AP du 24 juin 2016

Question orale : « Pour que la gestion des barrages hydrauliques reste dans le domaine public » (PCF/Ensemble/NGS)

Madame la Présidente, nous désirons porter aujourd’hui à votre connaissance les répercussions d’un des volets de la loi de transition énergétique qui entérine la mise en concurrence des concessions hydroélectriques dont le renouvellement pourrait exclure la candidature de l’opérateur historique qu’est EDF. Dans notre région, 3 concessions sont concernées : Truyere (gérée par EDF), Louron la Neste et Vallée de Têt (gérées quant à elles par la SHEM, société hydroélectrique du midi, filiale de GDF/SUEZ)

Or, outre la production d’électricité, les barrages hydrauliques permettent également de gérer 80 % des ressources en eau de surface. Ils jouent, en effet, un rôle de régulateur et d’approvisionnement en eau auprès des agriculteurs, des stations de ski, du tourisme d’eau vive etc. ; et par le maintien des niveaux d’eaux, la gestion des crues et la prévention des pollutions contribuent ainsi à protéger la biodiversité. De même que leur gestion est source d’emplois locaux non négligeables.

Il s’agit bien là d’un service non marchand que les autorités publiques considèrent comme étant d’intérêt général et soumettent à des obligations de service public. Et c’est bien, le statut, l’expérience, la compétence et le savoir-faire des agents EDF qui, en assurant la maintenance et la sécurité des ouvrages, permettent cela.

Il est donc essentiel et nécessaire que la gestion des barrages hydrauliques reste dans le domaine du Service Public, par ailleurs un service public démocratique, avec de nouveaux droits pour les salariés et les usagers, loin des valeurs marchandes et spéculatives, afin d’éviter toutes les dérives néfastes d’une gestion privée tant au niveau des tarifs, de la sécurité et du respect de l’environnement.

Madame la Présidente, nous nous inquiétons des effets d’une telle libéralisation.

Le pouvoir économique et la puissance financière que va conférer cette mainmise sur l’eau ne risquent-ils pas de mettre à mal l’action régionale d’aménagement et de développement durable équilibré du territoire ?

Madame la Présidente

Pouvez-vous nous préciser si cette donnée sera prise en compte lors de la réflexion sur l’élaboration du prochain SRADDET ?

Pouvez-vous nous indiquer votre position sur cette mise en concurrence ?

Yolande Guinle

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