Politiques éducatives : budget 2017, un enjeu majeur

Politiques éducatives : budget 2017, un enjeu majeur

La fusion des régions oblige celles-ci à harmoniser leurs politiques éducatives voire à les repenser.

En ex Midi Pyrénées et ex Languedoc Roussillon, les pratiques n’étaient pas les mêmes. Dans la nouvelle région Occitanie Pays Pyrénées Méditerranée, nous comptons agir afin que ces politiques éducatives répondent prioritairement à deux objectifs :

-répondre aux besoins sociaux des familles

-assurer un service public d’éducation de qualité pour tous et toutes

La nouvelle région Occitanie a choisi d’étendre le fonds social des cantines aux 13 départements afin d’aider les familles les plus modestes. C’est un acquis mais ce n’est pas suffisant. S’éduquer est un droit fondamental pour chaque élève. Les outils pédagogiques obligatoires et donc nécessaires pour les apprentissages doivent être gratuits. C’est le cas des manuels scolaires, classiques ou sous forme numériques.

En cette rentrée la somme dépensée par les familles pour acquérir des manuels scolaire est de 230 euros en moyenne, c’est une somme considérable qui ne doit pas être supportée par les familles pour du matériel obligatoire d’une part, d’autre part de plus en plus de familles sont impactées par ces dépenses de rentrée : les familles modestes mais aussi celles appartenant aux classes moyennes. Pour certaines filières professionnelles, le matériel obligatoire très onéreux doit aussi être pris en charge parla région (mallette d’esthétique ou boite à outils par exemple).

La distribution d’ordinateurs gratuits en ex LR a permis de lutter contre la fracture numérique. 

La question du numérique dans les établissements scolaires doit être posée et abordée sous plusieurs angles : quelle politique à poursuivre contre la fracture numérique ? Quel numérique pédagogique ? Quels équipements pour les établissements ?

Pour ces trois axes de développement du numérique, les investissements doivent être conséquents et ambitieux.

Mais le « lycée de demain », comme il est souvent désigné, implique un engagement multiple des pouvoirs publics. Les politiques éducatives ne concernent pas uniquement l’investissement en matériel, elles doivent prendre en compte l’environnement de travail de ces lycées. Travailler dans de bonnes conditions pour un service public de qualité cela signifie recruter un nombre suffisant d’agents régionaux des lycées. Ces derniers jouent un rôle essentiel au sein des établissements : rendre agréable et sain les espaces de travail. Or la précarité de ces personnels et leur nombre insuffisant contribuent à dégrader ces espaces de travail.

Des politiques régionales à la hauteur impliquent un plan de recrutement massif de ces agents.

Enfin répondre au besoin fondamental d’éducation c’est offrir un cadre convenable pour étudier : restructurer, rénover, construire de nouveaux lycées en tenant compte des enjeux écologiques, doit devenir une priorité, tout comme offrir des repas de qualités en privilégiant circuits courts et production respectueuse de l’environnement.

C’est à ce prix, c’est en privilégiant et en développant le service public d’éducation, que l’on pourra permettre à tous les élèves d’étudier comme tout acteur social et citoyen en devenir doit pouvoir le faire.

Myriam Martin, siège en tant que présidente de la Commission Education, Jeunesse. 

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