« La réduction des inégalités sociales de santé des jeunes »

« La réduction des inégalités sociales de santé des jeunes »

Intervention de Marie Piqué en ouverture du séminaire d’échange « Les liens entre réussite scolaire et professionnelle et santé des jeunes », le mardi 13 septembre Montpellier.

Madame, Monsieur,

Il me vient l’honneur d’ouvrir les débats sur les liens entre réussite scolaire et professionnelle et santé des jeunes au nom de la Présidente de Région.

Depuis 2006 l’ancienne Région Languedoc-Roussillon initie une politique novatrice en matière de santé des jeunes, politique qui s’est appuyée sur les lieux de formation des jeunes de 15 à 25 ans.

90 % des lycées, les missions locales, les centres de formation des apprentis, les écoles régionales de la seconde chance, les organismes de formation y ont contribué.

Le versant méditerranéen de la région est particulièrement concerné par les problèmes de précarité où les inégalités sociales produisent échecs scolaires, violences, suicides, addictions, grossesses précoces, surpoids, obésité, difficulté d’accès à l’alimentation…

L’objectif qui nous guide est la réduction des inégalités sociales de santé des jeunes de 15 à 25 ans.

La politique de la Région s’est appuyée sur l’évaluation établie en 2005 pour la mise en œuvre du Plan Régional de Santé Publique. De cette évaluation réalisée à partir des indicateurs de mortalité et de morbidité de l’INSERM, ressortaient une prévalence importante du suicide chez les jeunes, une consommation inquiétante de produits psycho-actifs, un niveau élevé d’interruption volontaire de grossesses, une augmentation du surpoids et de l’obésité.

L’intervention de la Région a été plus importante auprès des jeunes non qualifiés puis des jeunes faiblement qualifiés. 

La Région a développé des actions d’éducation à la santé avec des professionnels formés, reconnus pour leurs connaissances du sujet, leur capacité à mobiliser les jeunes, auprès de groupes restreints et avec des interventions répétées.

La santé mentale des adolescents et des jeunes adultes a été privilégiée dans une région où la prévalence du suicide des jeunes ne baissait pas contrairement aux autres régions françaises. A ce titre les points accueil jeunes ont été renforcés et ces dispositifs ont été mis en place dans les missions locales pour toucher les jeunes les moins qualifiés.

La prise en compte de la santé comme ressource de la vie quotidienne dans l’éducation, la formation et l’emploi à fortement induit l’engagement massif de la région.

Ainsi pour la Région Occitanie c’est le premier budget de la Région : 1,1 milliard d’euros y sont consacrés.

La Région a fait le choix d’offrir d’une manière appuyée la formation aux jeunes les plus éloignés de l’emploi : valorisation de l’apprentissage, création des écoles régionales de la seconde chance, des écoles de l’apprentissage, développement des stages de formation pour les jeunes sans qualification… En LR, Les missions locales se sont inscrites très favorablement dans cette politique.

En CFA, la participation au questionnaire sur la santé des jeunes, leur a permis d’évaluer les risques liés à la consommation d’alcool en matière de sécurité au travail par des apprentis (40 % en 2007 avaient plus de 10 ivresses par mois). Depuis, les liens entre CFA et centres de consultations jeunes consommateurs se sont développés avec le soutien de la Région (embauche de psychologue, d’assistantes sociales …)

Enfin, le Rectorat a contribué à la réussite de ce programme en y inscrivant le réseau d’éducation prioritaire et actuellement la mission de décrochage scolaire.

Le bilan de cette politique présente dès aujourd’hui des résultats encourageants, avec 13 millions d’euros investis depuis 2006 à ce programme a notamment permis :

  • une amélioration de la verbalisation des difficultés
  • un changement des représentations
  • une prise en compte des risques
  • un développement de l’estime de soi
  • une diminution de l’agressivité
  • un développement de l’entraide
  • un développement du respect d’autrui

L’initiative de ce jour vise à partager les actions entreprises, les bilans, les réflexions des acteurs et servira à alimenter la réflexion de la région pour une nouvelle politique unifiée,

Je vous remercie.

Marie Piqué est vice-présidente en charge des Solidarités, Services publics, de la vie associative et du logement.

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