Le plafonnement des aides en bio

Le plafonnement des aides en bio

L’équité entre les petits et les grands exploitants

L’accompagnement à l’agriculture bio se structure avec la naissance de la nouvelle grande région. Depuis 2015, notre territoire peut se réjouir d’être le premier territoire bio de France. Ce succès – le nombre de conversion des surfaces est d’environ 70 000 Ha en 2016 – il le doit à l’accompagnement régional historique à la filière, rappelle Judith Carmona, présidente de la commission Agriculture. « Un agriculteur perçoit une aide pendant les 5 premières années de sa conversion au bio, et une aide au maintien de son activité les cinq années suivantes. »

Pour pouvoir répondre au volume croissant des conversions à l’agriculture bio, le groupe Nouveau Monde en Commun soutient la mesure de plafonnement des aides. Pour Aurélie Genolher, élue déléguée à l’agriculture bio, ce plafonnement « permet de continuer à accompagner ce changement de production en 2016 et en 2017. Il faut deux années pour les grandes cultures, ou 3 ans en viticulture pour qu’elles soient considérées en AB. L’aide permet à l’agriculteur d’obtenir une plus-value financière alors qu’il ne peut pas prétendre encore à une plus-value sur son produit en AB.»

Le plafonnement à 30 000 euros par an des aides au bio, doit permettre à tous les agriculteurs petits et grands d’être égaux face au soutien régional. Le bio ne se réduit pas à la lutte contre les pesticides et les OGM. Il signe également un rapport positif au territoire, et au social en assurant des salaires décents. Au delà de cette nécessaire équité, Nouveau Monde en Commun souhaite promouvoir à travers ce plafonnement une agriculture bio à taille humaine.

Mais malgré l’apport de l’Etat, de la Région et de l’Agence de l’eau, et la rétroactivité du plafonnement, les moyens financiers ne sont pas à la hauteur des besoins. « Notre enjeu, souligne Judith Carmona, est que la prochaine PAC permette de mieux rémunérer le bio.

En épargnant et en préservant la biodiversité et la santé, l’agriculture bio évite les coûts de dépollution des eaux, de l’air et du sol. »

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