Transports : « Pour une politique novatrice et offensive »

Transports : « Pour une politique novatrice et offensive »

Jean-Luc Gibelin, vous êtes Vice-Président en charge des Transports sur la Région Occitanie. La tenue des EGRI en Occitanie est une première sur le territoire français. Qu’est-ce qui vous a poussé à mettre en place une mesure aussi ambitieuse ?

Il s’agit d’un engagement de campagne électorale, précisément d’un des éléments du projet de la liste du second tour. Il était donc important de le mettre en œuvre rapidement.

Nous y avons travaillé dès les premières semaines pour rédiger le questionnaire mis à disposition, projeter les rencontres publiques dans les préfectures et les sous-préfectures des treize départements, prévoir les pages dédiées du site Internet… . Aller à la rencontre des ayant-droits et des usagers quotidiens, mesurer leur attachement à certaines lignes, faire émerger aussi les sujets qui fâchent, tout cela était effectivement très ambitieux, mais à la hauteur des attentes des citoyens de notre grande Région.

Quelles sont à votre avis, les forces et les faiblesses en matière de transports de notre région Occitanie ?

Notre Région à un potentiel encore actif de réseau Ferré et routier important. Il est indispensable de le renforcer pour mieux répondre aux attentes mais la base existe notamment du fait des luttes et résistances locales.  Notre Région comporte de magnifiques sites à relier par le rail.

Notre Région en développement justifie qu’une politique novatrice et offensive anime les orientations transports. Les moyens financiers sont contraints et risquent de limiter les possibilités de déploiement des transports ferrés dans la Région.

Aujourd’hui, quel regard portez-vous sur ces 80 jours de consultation des EGRI ? 

Je considère que nous avons réalisé un temps fort de concertation et d’écoute citoyenne. Les associations locales, les élu-e-s locaux, les organisations syndicales, les citoyennes et les citoyens ont eu l’occasion de donner leur point de vue, de faire part de leur inquiétude, de porter leurs propositions alternatives.  Des espoirs ont sans doute été confortés par cette période. Cela nous confère maintenant de grandes responsabilités.

 Qu’attendez-vous des résultats de la concertation ?

Nous avons travaillé tout l’été pour préparer les éléments de restitution de cette première phase des Etats Généraux du Rail et de l’Intermodalité. Nous avons la volonté ainsi de répondre aux besoins des populations des treize départements.  J’attends que les résultats de la concertation participent à cette indispensable appropriation des problématiques de transport. Nous allons construire un plan pour les quinze prochaines années, ça n’est pas rien !

Vous avez ouvert votre mandat d’élu et de vice-président sous l’égide de la concertation et de la rencontre : est-ce ainsi que vous mènerez votre politique des transports ?

Comme je l’indiquais, c’est un engagement de campagne de penser la politique à partir des besoins de la population, de faire émerger l’intervention citoyenne et le contrôle démocratique. C’est exigeant !

Cette phase d’écoute, de concertation, de démarche citoyenne alimente grandement la phase de construction de la politique régionale pour les quinze prochaines années que nous réalisons depuis cet été. Nous aurons l’occasion d’en faire un retour citoyen, bien entendu…

Propos recueillis par Nouveau Monde en Commun

Publier un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *