Intervention de Patrick Cases sur la Création de l’Office Public de la Langue Catalane – Assemblée Plénière du 28/11/2016

Intervention de Patrick Cases sur la Création de l’Office Public de la Langue Catalane – Assemblée Plénière du 28/11/2016

La création de l’office public de la langue catalane correspond à une promesse faite par la gauche rassemblée au second tour de l’élection régionale qui trouve dans cette délibération le début de sa concrétisation. Elle marque ainsi, comme le souligne le rapport, l’intérêt et la préoccupation de notre Région pour la culture Catalane, dont sa langue et les éléments caractéristiques de l’histoire particulière de ce département. Cette histoire qui plonge ces racines à l’aube de l’humanité dont les hommes du Musée de Tautavel s’efforcent de la ramener en pleine lumière ou à l’histoire contemporaine du camp de Rivesaltes dont le soutien et le développement paraissent particulièrement important à notre groupe Nouveau Monde En Commun.

Des offices publics existent déjà pour le Basque, l’Occitan, le Breton, les politiques concernant la langue, la culture, la création, l’économie, la territorialité doivent être décidées et partagées avec les acteurs sociaux et économiques et citoyens du Pays Catalans, il ne peut-en être autrement. Cet office ne doit pas être régional mais office public tout court comme le propose le rapport examiné, avec présidence, financement, décisions, animation partagés. Une structure est souhaitable cela pourrait être par exemple un GIP à l’image de ce qui en place au Pays Basque, qui permette une intervention de la région, de l’Etat, du département à parts égales. Il faut peut-être accepter que dans un premier temps l’office soit moins doté financièrement, pour que le département puisse « suivre » et que l’Etat participe. Il faut un COPIL et un conseil d’Administration, coprésidés par la région, le Département et L’Etat s’il le souhaite.

Afin que l’action de l’Office ne concerne pas que le « folklorique » (les communes et autres EPCI peuvent se charger de cette dimension), il conviendrai que celui-ci ait une dimension scientifique et éducative portée par un conseil scientifique et pédagogique dans lequel pourraient participer (en autres) des Universitaires et notamment ceux l’Institut Franco-Catalan Transfrontalier. Par ailleurs l’IFCT, situé dans l’Université de Perpignan pourrait être même un lieu et une structures idoines pour accueillir l’Office public de la langue Catalane.

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